Post-Covid : comment répondre aux employés qui attendent de nouvelles modalités de travail hybrides ?

12 mai 2021

Littler mène annuellement, depuis neuf ans, une enquête auprès de plus de mille directeurs juridiques et directeurs des ressources humaines à travers le monde à propos des évolutions du monde du travail. L’édition 2021 révèle des divergences entre projets des employeurs et attentes des employés quant aux dispositifs de travail post-pandémie, ainsi que de nouveaux défis en matière de réglementation et de gestion de la main-d'œuvre.

1. Divergence entre employeurs et employés sur le retour au travail en présentiel

Seulement 4% des 1160 employeurs interrogés estiment que la plupart de leurs employés qui peuvent travailler à distance aimeraient retourner travailler physiquement à temps plein, et 71% pensent que la plupart préféreraient un modèle hybride mêlant présentiel et distanciel. Cependant, 28% attendent que la plupart de leurs employés reviennent physiquement à temps plein, et seulement 55% prévoient de proposer d'offrir un modèle hybride. « Les employeurs sont impatients de rassembler leurs équipes, mais entendent également les demandes de leurs employés qui ont démontré leur capacité à travailler à distance de manière productive ».
Devjani Mishra, avocat Associé et membre du Groupe de travail « COVID-19 and Return-to-Work », signale que cette divergence peut être attribuée aux nombreux défis juridiques et pratiques associés aux modèles de travail hybrides : 73% des répondants mentionnent des problématiques de planification et de réorganisation spatiale pour souscrire aux normes sanitaires, ainsi que et des enjeux de gestion des ressources humaines et de communication interne garantissant l’inclusion sociale et managériale des employés travaillant à domicile.

2. Hésitation des employeurs quant à la divulgation volontaire du statut vaccinal

Dans la perspective du retour en nombre sur le lieu de travail, « les employeurs se concentrent à juste titre sur l’encouragement de la vaccination par les approches les plus simples et les plus efficaces : fournir des informations (84% des répondants le font) et offrir des congés payés pour la vaccination (48% le font) » explique Barry Hartstein, également avocat Associé et membre du Groupe de travail.
En ligne avec les préoccupations juridiques liés à la vie privée et à la discrimination constatées dans la précédente enquête Littler sur les vaccins, 41% des employeurs ont l'intention de demander à leurs employés de déclarer volontairement s’ils sont vaccinés ou non, 32% ne le demanderont pas, 27% n’ont pas encore décidé.
Cette situation pourrait néanmoins évoluer avec la part croissant de personnes vaccinées dans la société.

3. Inquiétudes quant aux impacts des réglementations du lieu de travail

Sur le plan de la réglementation du lieu de travail, la plupart des employeurs (81%) s'inquiètent des impacts à venir des changements en matière de congés maladie et familiaux. Les répondants s'attendent aussi à des changements en droit du travail relatifs aux mesures d'égalité des revenus (64%) ; aux considérations d'inclusion, d'équité et de diversité (55%) ; et aux questions de santé et protection sociale (51%).
De telles dispositions viendront encore complexifier le patchwork d'exigences de conformité variables dans les juridictions dans lesquelles opèrent les entreprises. C'est particulièrement le cas des entreprises actives à l’international, qui mentionnent explicitement les divergences de réglementation nationales en termes d’hygiène/sécurité (40%) et de télétravail (31%).

4. Modifications des stratégies immobilières et de gestion des ressources humaines

Les employeurs apportent des modifications concrètes à leur gestion de parc immobilier suite à la pandémie. Ainsi, 55% envisagent ou sont déjà en train de repenser l'aménagement de leurs bureaux, 27% réduisent leurs surfaces, 2% cherchent à délocaliser leurs activités hors des villes ou des zones densément peuplées.

En parallèle, la plupart des répondants s'inquiètent de l'impact durable de la pandémie sur la santé mentale et le bien-être des employés, 52% étant modérément à extrêmement préoccupés et seulement 3% pas du tout concernés.
De nombreux employeurs font également des progrès pour résoudre les problèmes de « fatigue due à la crise » et d'épuisement professionnel des employés : 84% offrent des services de santé mentale et / ou des programmes d'aide aux employés et 52%, des programmes internes de bien-être.

Enfin, le distanciel a accéléré la transformation du lieu de travail avec une dépendance brusquement accrue aux solutions technologiques.
Près de la moitié des employeurs (49%) développent des programmes de formation interne pour doter leurs employés des compétences nécessaires à leur activité ; 24% accordent une plus grande importance aux compétences dans leurs recrutements ; et 22% ont entamé de nouveaux processus de planification des talents et de formation professionnelle.

Ces enjeux sont autant de points d’attention sur lesquels nos avocats vous accompagnent.
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Télécharger l’ensemble de l’enquête Littler® Annual Employer Survey, 2021 (PDF, EN)